Par Roy Ellaci, Bruxelles
En ces heures difficiles de tensions communautaires sur fond de crise économique, il me semble que l’heure est venue de choisir son camp. Ainsi, nous les brabançons francophones sommes culturellement, économiquement et historiquement bien plus brabançons que wallons ou néo-bruxellois. C’est la bannière du fier lion brabançon qui a vu naître nos aïeuls, qu’ils soient francophones ou néerlandophones, qui a flotté sur Bruxelles, notre capitale, et qui a orné la demeure des Ducs de Brabant, nos leaders historiques.
Reconnaissons-le : nous ne nous sentons pas wallons. Notre sens germanique de la discipline et notre ardeur au travail qui ont fait notre réussite économique se distinguent du laisser-faire et de la latine incurie wallonne. Si les entreprises les plus dynamiques et les multinationales les plus prestigieuses ont choisi notre territoire pour leur développement européen ce n’est pas le fruit du hasard ! Dès lors, j’en appelle à tous les brabançons pour qu’ils fassent pression sur nos mandataires politiques afin que, lorsque l’inéluctable scission du pays frappera à nos portes, le Brabant Wallon fasse le choix du réalisme, de la raison et de l’objectivité historique : celui de rejoindre son frère septentrional et ses cousins flamands. Monsieur Gendebien et son Rassemblement Wallonie France peuvent emporter le reste de la Wallonie officielle outre-quiévrain, notre province suivra elle sa propre voie : celle du rassemblement Brabant wallon – Flandre !

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